Développer la confiance en soi…

Vendredi, j’ai eu la chance d’assister à une visio conférence animée par Jean-François Laurent, spécialiste accompagnant les hauts potentiels, notamment grâce à ses interventions avec l’AFEP, association destinée à accompagner les familles d’enfants à haut potentiel, ainsi que les acteurs éducatifs. Le sujet portait sur la confiance en soi, notamment pour les enfants à haut potentiel. Mais les conseils qui suivent sont bien sûr valables pour tous, petits et grands.

Etre positif

Même si nous sommes tous conscients ne pas vivre au pays des Bisounours, vivre serein permet de dépenser moins d’énergie en futilités et gagner de la confiance en soi.

Quelque soit le déclencheur, il est important d’avoir sa D.O.S.E d’hormones du bonheur. La psychologie positive s’appuie sur le déclenchement des moments positifs pour permettre la dopamine, l’ocytocine, la sérotonine et l’endorphine de se rependre dans le corps.

Concrètement, au quotidien, il faut “convoquer la joie” prendre le temps de noter les évènements positifs, au moins autant que les évènements qui rendent grognon, ronchon. Cela peut être un lever de soleil, le bonjour du chat de la voisine, une partie de guilis, une bonne blague. Tout est bon à prendre.

Le soir, on peut “rejouer” ces bons moments en les partageant avec sa famille, au moment du dîner par exemple : partager 3 kiffs par jour à sa famille permet de les revivre, et donc de déclencher une nouvelle D.O.S.E. Et si vous êtes comme moi 4 à table, cela fait 12 occasions de se faire du bien ! Ces conseils sont aussi développés par Audrey AKOUN, Isabelle PAILLEAU et Florence SERVAN-SCHREIBER. J’en parle ici.

Développer sa connaissance de soi

Souvent, notre confiance en soi s’ébranle quand une personne vient faire une remarque sur nous, en tant qu’être. Cela peut nous mettre dans tous nos états, surtout si on est haut potentiel et donc hypersensible.

En travaillant sur ses qualités, en les connaissant, je peux m’appuyer dessus pour les développer et surtout, les remarques blessantes ne m’atteindront pas car je les sais infondées. Si elles sont fondées, elles ne sont pas blessantes, car je sais que c’est vrai.

Par exemple, si on me dit : “Tu es bordélique et on ne peut pas compter sur toi.” Je sais que je suis bordélique du fait que mon esprit emmène mon corps dans 1001 aventures au quotidien et je passe d’une activité à une autre sans ranger la précédente. Je me soigne, mais il y a du taf. Par contre, parce que je fais régulièrement un travail sur mes qualités, je sais qu’on peut compter sur moi, (même souvent trop) et du coup, ce reproche va plutôt me faire rire qu’autre chose. En plus, en riant, c’est celui qui m’aura fait cette remarque qui sera destabilisée.

Pour mieux se connaître, Jean-François LAURENT propose de réaliser un Poster avec ses forces, ses blessures, ses valeurs….

Je vous propose en complément un site qui permet de connaître les forces qui sont les plus présentes en nous. Ainsi on peut les cultiver pour s’appuyer dessus. Pour connaître les forces sur lesquelles s’appuyer, il faut répondre au questionnaire gratuit du VIA Institute. Je vous donne le lien ici. C’est complètement gratuit et KADO !

Bien se connaître permet donc de se sentir en sécurité face à des interlocuteurs qui déstabilisent. Cela permet aussi d’accepter ses défauts, puisqu’on va les identifier et se mettre au service des autres en étant sûrs de ce qu’on peut faire pour eux.

Accueillir les émotions

Dans un second temps, Jean-François Laurent a abordé la question des émotions. Pour mémoire, et je l’ai déjà évoqué quand j’ai décrit le modèle de Brooke ici l’émotion est déclenchée par un évènement. C’est une sensation physique, qui, en des temps anciens ou dans des situations extrêmes nous poussent à nous mettre à l’abri, ou à nous défendre. Cela se passe donc dans notre corps. Le sentiment est par contre est géré par notre cerveau. C’est une bonne nouvelle, car on peut donc l’identifier et accueillir l’émotion, l’analyser. En faisant ce travail, je comprends mes émotions et mes sentiments, et je me connais mieux, donc je prends confiance en moi. En les refoulant, je perds l’occasion de les regarder en face, et de mieux me connaître.

La tristesse

Quand une personne est triste, et pleure, c’est qu’elle a besoin d’exprimer cette émotion. Il faut donc laisser le temps nécessaire à la personne de pleurer. Souvent, notre éducation fait qu’on nous a appris à tourner rapidement la page, quitte à houspiller un petit bout avec la maudite “Les garçons ne pleurent pas voyons ! “

Or tout ce qu’il y a à faire, c’est soutenir ces pleurs, même physiquement, avec un câlin ou des paroles voire des silences montrant qu’on est avec la personne triste.

Une fois l’épisode de tristesse passé, on peut inviter la personne triste de regarder ce qui a provoqué cette émotion, quel sentiment en découle, et laisser la personne décider de ce qu’elle en fait.

Pour les petits, on peut coudre un Monstrocochemar : une espèce de peluche un peu effrayante mais pas trop, avec une fermeture éclair à la place de la bouche. Le petit fait un dessin, ou plus tard écrit un mot, et le confie au Monstrocochemar. Celui-ci est celui de mon fils, qu’il a renforcé d’un attrape-rêve, on ne sait jamais…

La colère et la tempête émotionnelle

La colère est une protection face à un besoin non reconnu. Adolescente, j’étais très en colère sans savoir pourquoi. Ce n’était pas dans l’esprit de la maison de discuter de ce type de situations. Cela m’aurait à identifier ce qui me faisait souffrir. Croyez moi, se mettre en colère libère une énergie qui libère sur le coup, mais qui épuise autant physiquement que moralement. Et vous lisez une ancienne spécialiste des tempêtes émotionnelles ! Généralement, tout le monde fuyait, sans essayer de comprendre, et ça cela me rendait encore plus en rage !

Ce qui est sûr, c’et qu’on fait ça face aux gens dont on est sûr de leur amour indéfectible. C’est bien pour cela que les parents sont souvent aux premières loges. Mais c’est aussi un besoin d’être rassuré, face à un inconnu qui fait peur.

La colère c’est aussi quand on doit dire des choses pas très plaisantes à l’autre.

De l’art de bien s’engueuler !

Assez facilement, quand il y a conflit entre deux personnes, on a tendance à dire “TU” pour expliquer ce qu’on reproche à l’autre :

“Tu es bordélique” si je reprends mon premier exemple, est très intrusif par rapport à une phrase comme : “Je suis oppressé par le bazar de cette pièce.” Cela ne remet pas directement en cause la personne, et cela donne une explication, une émotion causée par cette situation. Par ailleurs, en ouvrant le dialoguer par une phrase en “JE”, on prend la main et on oriente le débat, on s’implique au lieu d’impliquer l’autre.

Convoquer la joie : chaudoudoux à volonté !

Avoir confiance en soi, c’est pouvoir se reposer sur des bases solides, qui nous rassurent quand des évènements viennent à nous déstabiliser. C’est pourquoi Jean-François Laurent propose de convoquer la joie aussi souvent que possible, avec notamment des moments chaudoudoux.

Chaudoudou : nom commun désignant un geste de reconnaissance positive vers l’autre et qui lui donne du baume au coeur. (source : moi-même)

Toutes les occasions sont bonnes mais voici quelques idées :

  • dire merci
  • dire à l’autre : “J’apprécie quand tu es ou fais….”
  • se dire les 3 kiffs du jour pendant le dîner
  • faire des batailles de guilis
  • faire des câlins-familles (chez nous, même le chien nous rejoint !)
  • faire des choses ensemble (jeux, cuisine, jardinage, promenades)
  • réaliser un bocal à chaudoudoux : pour laisser des petits mots doux qu’on peut relire après
  • mon kiff : glisser des post-it chaudoudou dans les livres que j’offre et qui servent ensuite de marque pages

Et toi lecteur, quels sont tes chaudoudoux ? n’hésite pas à partager en commentaire, et à bientôt.

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