J’ai découvert Brooke Castillo

Je suis actuellement en questionnement professionnel le plus total. Après avoir été “agressée par un trottoir” alors que je rentrais en voiture chez moi, ce signal d’alerte a complété une collection de signes qui m’ont imposés de faire “pause” avant de faire un nouveau burn out.

Comme m’a dit déjà Aude Selly, qui a écrit plusieurs livres sur le sujet, il faut que j’apprenne à me détacher de ma vie professionnelle. SUPER FACILE ! Pour tout avouer, jusqu’à présent, je n’en ai pas eu envie, malgré mon burn out de 2007 et de mes plusieurs alertes de rechute.

Mais aujourd’hui, après 3 décès de 3 mamans en quelques mois (ma mère, celle de mon mari, et ma maman de coeur), un confinement du fait du COVID (oui je sais, on nous demande d’écrire la COVID, mais je ne m’y fais pas, c’est UN virus), j’ai envie d’appréhender les choses autrement.

Mon médecin m’a proposé une traitement, que je ne prends pas, et que je substitue à du sport, de nouvelles habitudes alimentaires et de vie. Par contre, je rencontre un psychologue qui m’accompagne dans ce voyage de vie.

Parallèlement, j’ai découvert Brooke Castillo. C’est une Life Coach aux Etats-Unis. Grâce à son expérience et ses lectures, elle a construit un modèle accessible à tous pour comprendre comment les évènements influencent notre façon d’appréhender notre vie.

1er principe : tout fait est neutre

Le point de départ de tout, c’est un évènement. Contrairement à ce qu’on peut penser, cet évènement est neutre. C’est notre interprétation, sur la base de ce que l’évènement évoque en nous, qui va provoquer une émotion, positive ou négative.

Par exemple, le temps. Quand il pleut, il y a des gens qui n’aiment pas et ça les rend bougon, et d’autres personnes qui se disent, “c’est bon pour la nature, c’est nécessaire”.

Le modèle de Brooke

Sur cette base, Brooke Castillo a observé que nous seuls étions aux commandes d’interpréter et de vivre un évènement avec une émotion positive ou négative.

Brooke Castillo s’appuie sr se lectures, son expérience pour décrire le modèle suivant : C-P-E-A-R

C pour circonstance, évènement :

Tout évènement ou environnement est neutre.

P pour Pensée :

C’est la petite phrase qui nous vient en tête quand l’évènement nous arrive. C’est souvent une petite phrase automatique qui nous positionne de façon positive ou négative.

E pour Emotion :

Même si je développerai les émotions dans un autre article, une émotion est qualifiée par un adjectif qui répond à la phrase : “Je me sens…” Cette définition peut sembler stupide, mais pour une personne comme moi qui a été éduquée à les refouler, très très loin, ce n’est pas du tout évident de les identifier.

A pour Action

C’est la façon dont j’agis au regard de cette émotion. Je peux répondre à quelqu’un, agir, fuir, rester sur place…

R pour Résultat

Quel est le résultat de mon action ? Qu’a-t-elle provoqué dans mon environnement ? généralement, cela confirme la Pensée de départ. C’est ce résultat qui confirme si l’évènement provoque une pensée positive ou négative.

Si on reprend l’exemple de la pluie, j’ai deux options :

  • 1- C’est naze, pourri, j’ai envie de me recoucher.
  • 2- C’est l’occasion de se mettre à l’abri, au chaud, avec une bonne boisson chaude.

Selon la pensée qui nous vient à l’esprit, une émotion positive ou négative va suivre. Cette émotion va nous guider physiologiquement à agir.

Pour reprendre l’exemple de la pluie, si je pense que c’est nul, je risque d’être grognon vers les autres, alors que si je pense que c’est bien pour la nature, j’aurais envie de le partager avec ma famille autour d’un bon café et d’un jeu de société. Du coup, je risque de passer un moment plus ou moins agréable, qui me confirmera ma pensée de départ.

Et si cette pensée est vérifiée plusieurs fois, elle devient croyance. Et plus elle est ancrée, plus il est difficile de s’en défaire.

Si on prend l’exemple de la réussite. Un enfant essaie de peindre un portrait (Circonstance, évènement).

1ère option : il pense que c’est joli (Pensée). Il se sent joyeux et ressent du plaisir (Emotion). Il continue à peindre (Action). Le résultat est joli (Résultat). Cela renforce la pensée de départ.

2ème option : il pense que c’est trop moche. Il se sent triste et énervé. Il perd confiance (Emotion). Il s’agace avec son pinceau et gribouille énergiquement (Action). C’est moche (Résultat). Cela renforce la pensée de départ.

Dans un article à venir, j’expliquerai comment ce modèle est renforcé par notre entourage, et particulièrement à l’enfance, par notre modèle éducatif.

Conclusion

En prenant conscience de la puissance de ce modèle, je me suis exercée à le mettre en œuvre au quotidien. C’est bien sûr plus facile à faire sur un évènement qui provoque du positif en moi que du négatif. Qu’importe, ne travaillant sur ces moments d’émotion positive, je renforce le fait que ma situation n’est vraiment pas à plaindre.

J’essaie de le mettre en œuvre aussi quand un évènement qui provoque des émotions négatives chez moi me rencontre. C’est plus compliqué, et dans ce cas, j’utilise le BUJO qui me suis partout.

Et toi lecteur, as-tu essayé ? N’hésite pas à partager ton point de vue en commentaire.

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