Si vous avez un enfant scolarisé, peut-être avez-vous eu des retours sur des mauvaises blagues, de brimades, des bousculades.

Peut-être est-il harcelé. Le harcèlement scolaire se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement. (source : https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire/le-harcelement-cest-quoi/)

 

Peut-être vous vous êtes adressé à la direction du collège. Peut-être qu’on vous a expliqué que vous étiez trop protecteur, rn remettant en question votre système d’éducation (du genre, c’est en étant dur avec son enfant qu’on le rend fort).

Peut-être que vous vous êtes entendu dire que votre enfant doit grandir, mûrir, s’adapter.

Peut-être vous a-t-on fait croire que, sans le vouloir, c’est votre enfant qui provoquait cette situation.

Peut-être que vous avez cru ces âneries…

Personnellement, et malgré tout ce que j’avais lu à ce sujet, mon éducation a été plus forte, et j’ai tenté : de dialoguer avec les encadrants de l’équipe éducative… en vain.

 

La société dans laquelle nous vivons et le système éducatif français est bâti pour correspondre à la norme. Mieux, le système éducatif français a été bâti pour répondre à un besoin pendant la révolution industrielle fin XIXème. Et depuis, qui courre après son temps à coups de réformes, pour répondre à nouveau aux besoins de la société, monde auquel l’Education Nationale reste hermétique, comme un monde parallèle de l’économie réelle, sans véritable projet pédagogique, hormis de faire comprendre aux jeunes qu’il faut mieux être moldu scolaire, qu’atypique créatif.

Comment faire pour garder confiance en soi et en son enfant pour l’aider à se débarrasser de ses harceleurs ?

1- Entretenir un lien privilégié avec votre enfant

L’écouter, être son confident, le reconnaître comme un être à part entière, prendre du temps avec lui pour réaliser des choses simples (même les tâches domestiques), sont des éléments essentiels pour entretenir une relation authentique avec votre enfant.

Je programme des moments individuels avec chacun de mes enfants, en fonction de leurs souhaits mais aussi de mes besoins. Cela peut être faire les courses avec l’un des deux, et on en profite pour discuter, ou aller chez le coiffeur, ou encore se faire un ciné. Des choses simples, mais en tête à tête, histoire de privilégier des moments authentiques.

Ces moments favorise le dialogue. L’enfant peut poser des questions, sans peur du jugement, sans enjeu. Juste pour parler. Pour vous en tant que parent, ça permet de mieux connaître votre enfant.

2- Savoir prendre de la hauteur

Face à un tel problème, l’enfant a besoin de se sentir rassuré à votre contact. C’est à vous de donner le cadre. Il faut donc ne pas mettre trop d’émotions dans la problématique, ni réagir de façon trop affective.

“je vais aller lui casser la gueule !” est une phrase qui nous passe souvent dans la tête, mais ce n’est pas ce qu’attend l’enfant de vous.

Si vous vous emportez, il pourra hésiter à vous confier de nouveaux faits, pour ne pas vous embêter.

Quand on accumule ce problème avec nos problématiques propres, notre fameuse charge mentale, il est indispensable de prendre de la hauteur, quitte à faire quelques exercices de relaxation avant de s’adresser à l’enfant. L’enjeu est d’être dans le bon état d’esprit avant d’aborder le sujet. Si l’enfant sent qu’on s’emballe, alors que CE N’EST PAS ce qu’il attend de nous, on va droit à la catastrophe? Vous risquez de dire ce que vous ne souhaitez pas, de faire ce que vous ne souhaitez pas mais parce que vous l’avez dit, et cela peut entraîner des réactions en chaîne, hors de contrôle, de stratégie et de résultat.

3- Questionner pour comprendre.

L’idée n’est pas de mettre en place un interrogatoire. Mais il est important de relancer la discussion en posant des questions adaptées du type :

J’ai besoin de comprendre. Que s’est il passé ?

Qu’as-tu ressenti ? Comment est-ce que ça t’affecte ?

Comment as-tu réagi ? Pourquoi ?

Qu’aurais-tu aimé faire ? Pourquoi ?

Comment t’aider ?

Ces questions permettent à l’enfant d’aller plus loin dans la réflexion. Il ne faut pas assaillir l’enfant de questions au risque de l’inquiéter. Personnellement, j’enrichis la discussion en réalisant une carte mentale pendant que l’enfant me parle, pour pousser la réflexion.

En reformulant, avec un peu d’humour et d’autodérision, on peut aider l’enfant à faire le tri dans ses émotions et de les comparer avec les faits.Vous pouvez aussi inviter l’enfant à l’illustrer par un dessin, ou un schéma. Pour les fan de jeu vidéo par exemple, cela peut passer par : “dessine ce que fait Warrio à Mario”.

4- Monter une stratégie de réponse

Emmanuelle PIQUET, psychologue, accompagne de nombreux enfants sur cette question. Elle propose une stratégie pour “armer” son enfant à répondre aux harceleurs.

Voici une vidéo :

Elle y décrit la cour de récré comme un monde à part, avec ses propres règles, qui exclue les adultes, façon guerre des boutons. La seule possibilité pour l’enfant victime est de comprendre les règles de ce monde, et de s’armer, avec l’aide des adultes, pour répondre aux actes de harcèlement. Tout est question d’attitude et de posture, puisque, souvent, quand l’enfant sait quoi répondre, il n’a pas besoin de le dire, parce que les enfants harceleurs sentent le danger de la riposte à la seule observation de l’enfant victime. En sachant comment réagir, il a une autre attitude posturale. Il est confiant.

5- Pour aller plus loin …

Voici des lectures qui sont les piliers de la pensée positive et éducative :

     

 

et plus spécifiquement sur le harcèlement scolaire :

Pour les parents :                                        Pour les enfants :
                                         

 

5 pistes pour aider son enfant harcelé à l’école
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