Qui n’a jamais été déçu par son chef ?

Personne ?

C’est pas bo de mentir !

Alors quand j’ai aperçu ce livre sur l’étagère de mon libraire, impossible de résister ! pour vous j’ai testé :

Gaël CHATELAIN est conférencier et spécialiste du Feel Good Manager. Ce métier est en pleine émergence dans de nombreux pays. Le mal être au travail est de plus en plus présent dans le ressenti des travailleurs. A quand le bien-être ?

Dans son livre, Gaël CHATELAIN propose de suivre BOB, le pire des managers, sur sa journée de travail. Il fait 22 propositions.
En suivant cette journée de travail, Bob nous montre ce qu’il ne faut pas faire, et l’auteur nous propose des stratégies du côté du manager comme du côté du managé. En effet, même en tant que manager, on est aussi managé, surtout dans les structures hiérarchiques classiques. Il faut donc expérimenter ces stratégies des deux points de vue.

Voici une petite synthèse en vidéo du livre, avec mon ptit BOB :

//www.youtube.com/watch?v=WHh6bOzCuXk

Je vous remercie de votre indulgence, car j’ai réalisé cette vidéo, ma première, au lendemain d’une grave brûlure à la main droite. La créativité ne connait pas la douleur 😉

Voici les articles qui m’ont le plus intéressée.

 

1- Se lever tôt

C’est une évidence pour moi, qui ai adopté cette discipline depuis des années. Je vous encourage à lire la suite ici. Personnellement, cela m’a permis de créer une routine avec mes propres outils disponibles .

2- N’écraser aucun piéton

Autrement dit, rouler zen et serein. Sur ce point, j’avoue que certains jours je n’y arrive pas. Je respecte les limitations et renforce ma vigilance en ville mais j’avoue, j’adore rouler vite.

Piste de progrès pour moi donc…

3- Dire bonjour en arrivant au travail

Prendre le temps de saluer son équipe, par leur prénom, individuellement, n’est pas un vain geste managérial. Il est signe de civisme, de reconnaissance et permet au manager de sentir l’état d’esprit de chacun.

C’est un geste qui a l’air évident, mais qui n’est pas toujours appliqué. Cela fait un effet désastreux sur les équipes.

4- Ouvrir sa porte de bureau

Personnellement, c’est quelque chose que je fais, naturellement. Avoir un bureau individuel aujourd’hui est un luxe qui me permet de travailler sereinement. Mais je laisse ma porte ouverte pour rester ancrée avec le reste du service.

Laisser ouvert sa porte prouve qu’on n’a rien à cacher, qu’on est en position de travail, qu’on est là au besoin pour l’équipe. Cette dernière peut être très intrusive, ce qui peut vous faire perdre un temps précieux au fur et à mesure des interruptions. Pour répondre à cela, rien de tel que de proposer un temps de travail dédié au problème du collaborateur. Perso, j’ai aménagé un temps quotidien en cas d’urgence que je décris ici & .

5- Faire une pause avec ses collaborateurs

La pause café est institutionnelle, pour son image de manager. Mais elle est surtout très utile pour saisir l’ambiance de l’équipe, et toucher la réalité du terrain.

6- Sourire

Ça ne coûte rien, ça muscle et c’est anti-ride. Ça peut rapporter gros, car l’effet miroir fait qu’en souriant, vous risquez qu’on vous sourie. Trop horrible pour essayer non ?

7- Garder son calme

Même quand le manager a raison, il ne doit pas faire de reproche à 1 de ses collaborateurs devant le reste de l’équipe.
Cela crée un phénomène bien vécu, qui a son nom : l’intégrateur négatif. G. CHATELAIN prend l’exemple d’Assurancetourix, le barde des aventures d’Astérix. Le barde fait l’unanimité quand il se met à chanter. Mais contre lui. On a tous constaté ce phénomène où une personne maintenait la cohésion du groupe de façon négative. En lâchant ses nerfs en public, le manager devient intégrateur négatif, même si les motivations peuvent être justifiées.

Pour ce faire, il vaut mieux travailler en direct avec la personne qui a fait l’erreur, valoriser celle-ci, hé oui, et trouver comment faire pour que la situation ne se reproduise pas.

9- Manager son manager

La première fois que j’ai entendu ce concept, c’est avec un coach. Avec lui, j’ai testé. Ça a bien fonctionné. Dans ce chapitre, G. CHATELAIN propose plusieurs astuces pour permettre de tenir ses objectifs sans froisser personne, et surtout pas son N+1.

11- Résoudre les conflits

En tant que RH mais aussi manager, j’ai lu quelque chose que beaucoup de cadres oublient :

  1. Un RH ne peut résoudre un conflit, car trop éloigné de la situation pour en connaître les tenants et aboutissants ;
  2. Petit conflit deviendra grand si on ne fait rien dès le début de la situation conflictuelle

16- Rester positif

A ce stade, j’avoue, c’est un  véritable axe de progrès pour moi. Même si j’ai espoir dans la société où je vis et que je trouve plein de belles choses à faire, j’avoue en ce moment, dans la structure où je travaille, avec ses règles, j’ai un peu de mal à rester positive. Je relativise et m’appuie sur l’humour pour avancer et rassurer l’équipe. Mais il y a des jours où je vois que cela ne fonctionne pas.

Pour progresser, il y a cette citation de Baden-Powell, militaire anglais du XIXème siècle. Et il y a aussi les ouvrages de Florence Servan-Schrieber :

     Ces deux livres sont des mines de positivité. Je mets en application un des principes : les 3 kifs.Tous les jours, je note dans mon agenda créatif 3 points positifs de la journée. A force, on s’aperçoit que même les jours les plus difficiles, il y a des choses positives qui se sont passées.

18- Apprécier les erreurs et les échecs

Ce n’est pas aisé dans notre société de laisser le droit à l’erreur, en la considérant comme telle ; une erreur. Par définition une erreur n’est pas définitive. Cela doit être considéré comme une étape.Or l’école est un système qui en France n’enseigne pas le droit à l’erreur. Cela a pour conséquence de rester très scolaire das notre approche du monde du travail. On a peur de la réaction du Boss, comme un élève a peur de sa maîtresse.

Or les erreurs permettent le rebond, pourvu qu’on les regarde en face, et qu’on ne leur attribue aucune autre place que celles qu’elles ont, à savoir juste des erreurs.

19- Réfléchir avec les autres

Depuis 2007, je lis des revues et des livres sur le management, et particulièrement sur le management participatif et l’intelligence collective. La collaboration de plusieurs sur un projet est toujours plus profitable.

Cela implique de reconnaître et valoriser ceux qui contribuent au projet. Et là, c’est moins évident ! Pourtant on a bien plus à gagner à valoriser des collaborateurs que de tirer la couverture à soi.

20- Déléguer

Déléguer, c’est faire confiance. Faire confiance, c’est difficile quand on estime que personne ne le fera aussi bien que soi. Or déléguer, tout en ayant une forte exigence est possible, tant qu’on s’appuie sur un partage des attendus, des moyens à disposition pour réaliser ces attendus. Cela permet d’accroître le niveau d’autonomie des collaborateurs tout en donnant du sens dans ce qu’ils font.

 

 

Voilà pour ce que ce livre m’a inspiré. Mais lisez-le, car il est extrêmement ludique à lire, et c’est une mine d’inspiration pour tout manager qui souhaite faire évoluer les choses. Et n’oubliez pas d’avoir du FUN !

Et toi lecteur, quel manager es-tu ?

J’ai testé : Mon Boss est nul, mais je le soigne !
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2 réflexions au sujet de « J’ai testé : Mon Boss est nul, mais je le soigne ! »

  • Merci pour ce chouette résumé et ton dynamisme. Personnellement, je me suis senti l’âme d’un ninja sous amphétamines et j’ai fait livré un exemplaire du livre avec un p’tit à un de mes anciens boss. Réflexion de mon épouse :- c’est pas sympa pour lui tout de même !
    Ma vision : – Est ce que c’est sympa de laisser quelqu’un dans cet état ? Si ce bouquin peut l’aider à prendre conscience de son comportement, je pense que c’est plutôt lui rendre service.

    1. Merci Kevin. Je ne peux que te proposer aussi de lire : Comment réussir de travailler avec presque tout le monde de Lucy GILL. Ca m’a aidé à prendre conscience de certaines stratégies pour manager tout le monde, même son manager. L’article au sujet de ce bouquin est en cours, alors je te livre le titre en avant première 😉 Car comme tout ninja, il faut savoir utiliser la force de l’autre pour le renverser ! Kaï ! à bientôt

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