De l’apprentissage de l’imperfection…

L’imperfection, qu’est ce que c’est ? L’opposé du perfectionnisme ? Suis-je perfectionniste ? Est-ce grave ? Je viens de découvrir un auteur, Tal Ben-Shahar, qui a écrit L’Apprentissage de l’imperfection en 2010.

Je sais que cet auteur, professeur d’université en psychologie positive a influencé Florence Servant-Schreiber, auteure que j’ai pu rencontrer ( et je vous en parle ici et ). C’est une véritable ouverture vers quelque chose de nouveau pour moi.

Mes débuts avec le perfectionnisme.

Dans cet ouvrage, l’auteur parle de son expérience, et de son apprentissage de l’imperfection, avec une analyse des bénéfices qu’il en retire.

En effet, c’est un sportif de haut niveau, qui, a force d’entraînements et d’un schéma mental perfectionniste, n’a pas connu le succès international qu’il avait souhaité.

Comme lui, je connais trop bien ce schéma. Dans mon enfance, par ce que j’ai souhaité apprendre la musique dès 3 ans, mes parents m’ont trouvé un professeur de piano, Louis Martini. C’était un brillant chef d’orchestre, spécialisé dans le baroque, qui donnait des concerts à Pleyel et à la Madeleine.

Louis Martini avait écrit un programme précis d’apprentissage.

Un tampon encreur géant avec les jours de la semaine lui permettait de nous faire relever le temps consacré à l’entraînement à la maison.

Pour le piano, après la Méthode rose, il fallait apprendre le répertoire de Magdalena Bach, puis celui de son époux, Johann S. Bach, puis on avait le droit d’apprendre, Mozart, Beethoven… Chopin et Liszt étaient réservés aux fins de cycle…

Pour mes parents, cela a été l’opportunité de m’inculquer les notions du geste parfait et de l’effort. Mais j’ai surtout mon caractère. Petit à petit, surtout à partir du moment où nous avons quitté Asnières, j’ai obtenu de mes parents une discipline un peu plus souple.

Ce que j’analyse après la lecture de Tal Ben-Shahar, c’est que, de souplesse, en fait, je m’enfermais dans mon perfectionnisme.

Alors, qu’est-ce qu’un perfectionniste ?

Selon Tal Ben-Shahar, le perfectionniste est une personne qui se fixe des objectifs avec la pensée que pour y arriver, il suffit d’aller droit au but, en ignorant son environnement, que cela soit son corps ou ses proches.

Refus de l’échec

Par conséquent, le perfectionniste refuse l’échec. Du coup, il va éviter de se mettre en mauvaise posture. Pour cela, dans un premier temps, il va se donner les moyens d’aller au bout des choses, quitte à en pâtir physiquement.

C’est le cas des nombreux burn-out que nous constatons dans le monde du travail. Sauf qu’au vu des efforts déployés, la critique est insoutenable. Puis, petit à petit, le perfectionniste va éviter de se donner de nouveaux challenges et de sortir de sa zone de confort.

Refus des émotions

C’est la deuxième particularité du perfectionniste, le refus des émotions douloureuses. Par conséquent, le perfectionniste va essayer de se protéger des risques de connaître certaines émotions.

Personnellement, ado, j’avais décidé de ne plus pleurer. Malgré les difficultés et les décès dans mon entourage, ça a fonctionné pendant 15 ans… jusqu’au jour de mon premier burn out, où là, mon corps a commencé à pleurer : c’était comme un barrage qui déborde, je ne maîtrisais plus rien. Avec d’autres symptômes de fatigue, celui-ci était le plus déstabilisant.

Pendant cette période de ma vie, cela a eu des conséquences sur mes rapports aux autres : je n’aimais pas parler aux gens, au-delà du strict nécessaire car j’avais toujours peur de l’interprétation qui pouvait être faite, ou du jugement. Du coup, je me suis épanouie dans le milieu canin : hé oui, les chiens sont toujours contents de voir leur maître, et ça, cela me rassurait.

Refus de reconnaître les succès

La troisième particularité du perfectionniste selon Tal Ben-Shahar est le refus de reconnaître les succès qu’on connait : ce n’est jamais assez bien, assez fort, assez à la hauteur des ambitions de départ.

Le perfectionniste verra toujours le point qui ne va pas, et trouvera de fait qu’il n’est pas à la hauteur. Pour l’entourage, cela peut être difficile à supporter. Sur le plan professionnel, c’est le collègue qui voit toujours le point qui ne va pas, qui estimera que le travail n’est pas fini, et qui est déçu quand la hiérarchie arbitre que cela est tout à fait acceptable.

Cela fait du perfectionniste un frustré qui le partage à son entourage, ce qui peut lui jouer des tours : les collègues et la hiérarchie peuvent ne voir que cet aspect de la personnalité du perfectionniste et ne pas voir les bons aspects comme son professionnalisme ou son investissement personnel.

Sur le plan personnel, le perfectionniste peut avoir besoin d’une rigueur pesante pour son entourage, imposer des routines qui le rassure, mais qui peuvent étouffer ses proches. Il peut aussi se fixer des objectifs trop haut, qu’il ne peut atteindre et donc estimer qu’il n’est pas à la hauteur.

Refus de la réalité

Bref, le mix de ces 3 aspects fait que le perfectionniste refuse la réalité, et voit tout avec le filtre ” toujours mieux, toujours pas assez”.

C’est ce qui m’est arrivé : au prétexte de plus de souplesse, je me suis convaincue que je n’avais pas besoin d’aller sur scène pour prouver quoi que ce soit. Mais j’avais surtout une trouille du regard des autres, avec trop de choses à maîtriser pour que cela soit acceptable de mon point de vue : image de soi, qualité de la prestation, accueil des critiques…

Je n’ai pas osé demander de faire des études supérieures : un contexte familial particulier, un coût des études qui faisaient que je n’aurais jamais supporté la responsabilité de cette charge si j’avais échoué.

J’ai mis un mouchoir sur mes ambitions et mes rêves, et me suis aménagée une vie correcte.

Sauf qu’à un moment, ça a craqué. La question de la découverte de soi, et du qui suis-je s’est imposée face à des réactions face à mon entourage peu conventionnelles.

Les conséquences du perfectionnisme.

Tal Ben-Shahar cite une liste de conséquences qui peut nous alerter :

  • dégradation de l’image de soi,
  • troubles de l’alimentation,
  • dysfonctionnements sur le plan sexuel,
  • dépression,
  • angoisse,
  • tocs,
  • troubles psychosomatiques,
  • syndrôme de fatigue chronique (dont le burn out),
  • alcoolisme,
  • sociophobie,
  • crises de panique,
  • tendances paralysantes à la procrastination,
  • problèmes relationnels.

A ce stade, je ne te confierai pas, lecteur, les conséquences du perfectionnisme que j’ai identifié dans ma vie, tu arrêterais de me lire 😉

L’optimalisme

Ce mot désigne un état d’esprit différent du perfectionniste. L’optimaliste accepte l’échec, et l’utilise pour apprendre et rebondir.

Il accepte les émotions, douloureuses comme joyeuses. Il accepte la réussite.

Bref, l’optimaliste accepte la réalité.

L’antidote du perfectionnisme, et le secret de l’optimalisme, c’est l’acceptation de la réalité […]. En refusant les déconvenues, ce sont les défis et les efforts qu’on écarte, et par là on se prive de la possibilité d’apprendre, d’évoluer. Si on nie les émotions douloureuses, on finit par les ressasser de manière obsessionnelle, on les amplifie, et on s’interdit toute ouverte vers la sérénité ; et quand on n’arrive pas à accepter, assumer et apprécier le succès, alors rien de ce qu’on fait n’a véritablement de sens.

Tal BEN-SHAHAR

L’optimaliste se fixe des objectifs, mais atteignables. Il a conscience du chemin à parcourir, et du fait que ce chemin n’est pas linéaire. Il apprend et a su apprendre de ses erreurs et de ses échecs.

Voici mon résumé du livre :

Quelles conditions nous permettent d’être optimaliste ?

En France, dans le milieu professionnel, l’expérience n’est mise en valeur que si elle est positive. Vous ne verrez que rarement sur LinkedIn un article du genre “Comment j’ai planté mon projet”.

Pourtant, c’est ce type d’analyse et de partage qui permet d’apprendre de ses expériences ou des expériences des autres.

C’est compliqué dans notre société de reconnaître la véritable expérience. Par exemple, par rapport à d’autres pays, un entrepreneur qui souhaite venir au salariat est un entrepreneur “qui s’est planté”.

Or son expérience, sa polyvalence, ses qualités managériales sont des qualités qui devraient être reconnues, sans faire peur à la personne qui la managera.

Etre optimaliste implique de prendre suffisamment du recul pour analyser une situation et savoir en tirer parti. Cela implique de se fixer des objectifs raisonnables alors que bon nombre de perfectionnistes ne se fixent plus d’objectifs de peur de ne pas les atteindre, ou de ressentir de émotions désagréables….

L’optimaliste mise sur le chemin à parcourir pour atteindre son but. En vivant chaque étape pleinement.

A l’instar de ce qui est proposé en psychologie positive, l’optimaliste vit pleinement les bons moments comme les mauvais, et en tire l’expérience à chaque étape de son parcours.

Cher lecteur, je ne peux que te conseiller la lecture de ce livre de Tal Ben-Shahar : l’apprentissage de l’imperfection :

Le Sketchnoting, outil d’aide à la décision

Le sketchnoting, c’est en vogue. Pour mémoire, il y a quelque temps déjà, je vous en ai parlé et utilisé cette technique dans bon nombre d’articles de ce site. C’est simple, c’est devenu un art de vivre.

Mieux ! je ne suis plus regardée comme un animal bizarre en réunion quand j’utilise ces techniques.

Aujourd’hui j’utilise ce mode de prise de note pour moi, mais aussi pour communiquer aux autres.  Voici dans quels types de cas, une planche vaut bien mieux qu’une note interne pour convaincre votre hiérarchie.

Le Sketchnoting, pour synthétiser une réunion

Il y a quelques mois, j’ai eu l’honneur de co-présenter une conférence, dont le déroulé a été réalisé à quatre reprises, pour un public d’au total 1.500 personnes. L’enjeu était d’en sortir les éléments clés et de déterminer si le format, le type de contenu et l’animation devaient être reconduits ou pas.

Une planche avec les mots clés, sous forme de nuage de mots, a permis de comprendre les idées récurrentes du public. Par ailleurs, une planche sous forme de filmographie a permis montrer les idées forces de chaque étape du séminaire.

Ces planches ont été présentées à ma hiérarchie, et ont permis d’acter que le format du dispositif et le thématique étaient bonnes, et qu’il fallait continuer le dispositif.

Le sketchnoting, pour aider à arbitrer

Plus récemment, j’ai dû faire une analyse de candidatures dans le cadre d’un marché public. C’est une procédure normée dans le droit. Dans le process classique, un tableau doit permettre de reprendre les éléments de chaque candidat et de les confronter. Ensuite doivent ressortir les éléments clés permettant de noter les candidats en fonction de critères pré-établis. Puis de ce tableau est rédigé un rapport final, qui passe en commission. C’est ainsi qu’est retenu le candidat final.

Une fois la procédure classique terminée, j’avais à ma disposition tous les éléments. Mais je n’avais pas de synthèse me permettant d’arbitrer, du fait du trop grand nombre d’informations et de la formulation de chaque candidat.

J’ai donc repris les éléments clés qui posaient encore question dans plusieurs planches. Chaque candidat avait sa place sur une planche. Chaque planche traitait d’une des problématiques de l’appel d’offre. J’ai eu ce besoin de faire ces planches pour clarifier ma pensée. Ainsi,  les idées forces de chaque candidat sont ressorties, et le choix du candidat qui était le plus en phase avec le besoin est devenu une évidence.

Ces planches ont servi de support dans le cadre d’un échange au sein de la direction, pour aider toutes les parties prenantes à échanger son point de vue et prendre une décision unanime.

Autres situations d’utilisation

Beaucoup de situations professionnelles se prêtent au sketchnote :

  • Formation  : perso cela évite de succomber au coup de barre du 14h-15h quand il faut écouter l’intervenant,
  • Recrutement : cette technique visuelle permet synthétiser les forces de chaque candidat,
  • Réunion, conférence : cela permet de rester concentré et de faire ressorti des les idées forces, ou pas  (quand ce n’est pas une réunion préparée par exemple)
  • Animation de réunion : cette technique permet de synthétiser un relevé de décision
  •  etc…

 

Pour résumer, j’utilise le sketchnote pour synthétiser des idées, dans un temps restreint. J’utilise ensuite les cartes heuristiques pour créer et structurer les idées. Vous trouverez un article à ce sujet ici.

A force de m’exercer, mes planches peuvent être partagées et deviennent un support pour travailler autour d’une idée ou d’une problématique. Petit à petit, le changement touche plus de collègues.

Donc n’attendez plus, lancez-vous, et partagez votre expérience en laissant un commentaire !

 

 

Ca y est, c’est le grand plongeon !

Comme je l’ai annoncé, après 10 ans en tant que spécialiste RH, j’oriente mon parcours vers le management agile, et les projets pédagogiques et numériques.

Du coup, aujourd’hui, j’ai changé de bureau. L’environnement est très important pour être dans de bonnes conditions de travail : il doit être pratique, mais aussi beau et ludique. Sans aller vers un aménagement total du bureau, voici ce que j’ai fait de mon nouvel environnement :

La première photo est celle du bureau, tel qu’il était à mon arrivée. Classique, avec un bureau, une table de travail, un placard qui ne ferme pas.

La seconde photo est le même bureau, après quelques aménagements :

  • des tables aménagées de façon à travailler ensemble autour d’un ordi,
  • un tableau weleda accessible (ce sera dans quelque jours un tableau de suivi SCRUM),
  • une carte du territoire, histoire de ne pas oublier pourquoi on est là,
  •  des poters avec des citations inspirations,
  • quelques déco pour ne pas se prendre trop au sérieux,
  • un tabouret sur culbuto pour dompter mon hyperactivité.

Tous ces ingrédients me permettent de mieux me sentir dans un environnement à la base hyper conventionnel et froid.

Voilà pour aujourd’hui. Ce n’est pas grand chose, mais je souhaitais partager avec vous le symbole….

A très vite.

 

5 pistes pour aider son enfant harcelé à l’école

Si vous avez un enfant scolarisé, peut-être avez-vous eu des retours sur des mauvaises blagues, de brimades, des bousculades.

Peut-être est-il harcelé. Le harcèlement scolaire se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement. (source : https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire/le-harcelement-cest-quoi/)

 

Peut-être vous vous êtes adressé à la direction du collège. Peut-être qu’on vous a expliqué que vous étiez trop protecteur, rn remettant en question votre système d’éducation (du genre, c’est en étant dur avec son enfant qu’on le rend fort).

Peut-être que vous vous êtes entendu dire que votre enfant doit grandir, mûrir, s’adapter.

Peut-être vous a-t-on fait croire que, sans le vouloir, c’est votre enfant qui provoquait cette situation.

Peut-être que vous avez cru ces âneries…

Personnellement, et malgré tout ce que j’avais lu à ce sujet, mon éducation a été plus forte, et j’ai tenté : de dialoguer avec les encadrants de l’équipe éducative… en vain.

 

La société dans laquelle nous vivons et le système éducatif français est bâti pour correspondre à la norme. Mieux, le système éducatif français a été bâti pour répondre à un besoin pendant la révolution industrielle fin XIXème. Et depuis, qui courre après son temps à coups de réformes, pour répondre à nouveau aux besoins de la société, monde auquel l’Education Nationale reste hermétique, comme un monde parallèle de l’économie réelle, sans véritable projet pédagogique, hormis de faire comprendre aux jeunes qu’il faut mieux être moldu scolaire, qu’atypique créatif.

Comment faire pour garder confiance en soi et en son enfant pour l’aider à se débarrasser de ses harceleurs ?

1- Entretenir un lien privilégié avec votre enfant

L’écouter, être son confident, le reconnaître comme un être à part entière, prendre du temps avec lui pour réaliser des choses simples (même les tâches domestiques), sont des éléments essentiels pour entretenir une relation authentique avec votre enfant.

Je programme des moments individuels avec chacun de mes enfants, en fonction de leurs souhaits mais aussi de mes besoins. Cela peut être faire les courses avec l’un des deux, et on en profite pour discuter, ou aller chez le coiffeur, ou encore se faire un ciné. Des choses simples, mais en tête à tête, histoire de privilégier des moments authentiques.

Ces moments favorise le dialogue. L’enfant peut poser des questions, sans peur du jugement, sans enjeu. Juste pour parler. Pour vous en tant que parent, ça permet de mieux connaître votre enfant.

2- Savoir prendre de la hauteur

Face à un tel problème, l’enfant a besoin de se sentir rassuré à votre contact. C’est à vous de donner le cadre. Il faut donc ne pas mettre trop d’émotions dans la problématique, ni réagir de façon trop affective.

“je vais aller lui casser la gueule !” est une phrase qui nous passe souvent dans la tête, mais ce n’est pas ce qu’attend l’enfant de vous.

Si vous vous emportez, il pourra hésiter à vous confier de nouveaux faits, pour ne pas vous embêter.

Quand on accumule ce problème avec nos problématiques propres, notre fameuse charge mentale, il est indispensable de prendre de la hauteur, quitte à faire quelques exercices de relaxation avant de s’adresser à l’enfant. L’enjeu est d’être dans le bon état d’esprit avant d’aborder le sujet. Si l’enfant sent qu’on s’emballe, alors que CE N’EST PAS ce qu’il attend de nous, on va droit à la catastrophe? Vous risquez de dire ce que vous ne souhaitez pas, de faire ce que vous ne souhaitez pas mais parce que vous l’avez dit, et cela peut entraîner des réactions en chaîne, hors de contrôle, de stratégie et de résultat.

3- Questionner pour comprendre.

L’idée n’est pas de mettre en place un interrogatoire. Mais il est important de relancer la discussion en posant des questions adaptées du type :

J’ai besoin de comprendre. Que s’est il passé ?

Qu’as-tu ressenti ? Comment est-ce que ça t’affecte ?

Comment as-tu réagi ? Pourquoi ?

Qu’aurais-tu aimé faire ? Pourquoi ?

Comment t’aider ?

Ces questions permettent à l’enfant d’aller plus loin dans la réflexion. Il ne faut pas assaillir l’enfant de questions au risque de l’inquiéter. Personnellement, j’enrichis la discussion en réalisant une carte mentale pendant que l’enfant me parle, pour pousser la réflexion.

En reformulant, avec un peu d’humour et d’autodérision, on peut aider l’enfant à faire le tri dans ses émotions et de les comparer avec les faits.Vous pouvez aussi inviter l’enfant à l’illustrer par un dessin, ou un schéma. Pour les fan de jeu vidéo par exemple, cela peut passer par : “dessine ce que fait Warrio à Mario”.

4- Monter une stratégie de réponse

Emmanuelle PIQUET, psychologue, accompagne de nombreux enfants sur cette question. Elle propose une stratégie pour “armer” son enfant à répondre aux harceleurs.

Voici une vidéo :

Elle y décrit la cour de récré comme un monde à part, avec ses propres règles, qui exclue les adultes, façon guerre des boutons. La seule possibilité pour l’enfant victime est de comprendre les règles de ce monde, et de s’armer, avec l’aide des adultes, pour répondre aux actes de harcèlement. Tout est question d’attitude et de posture, puisque, souvent, quand l’enfant sait quoi répondre, il n’a pas besoin de le dire, parce que les enfants harceleurs sentent le danger de la riposte à la seule observation de l’enfant victime. En sachant comment réagir, il a une autre attitude posturale. Il est confiant.

5- Pour aller plus loin …

Voici des lectures qui sont les piliers de la pensée positive et éducative :

     

 

et plus spécifiquement sur le harcèlement scolaire :

Pour les parents :                                        Pour les enfants :
                                         

 

5 clés pour préparer une rentrée scolaire ZEn.

Cette année, pour notre famille, après une année bien chargée, ce sera une rentrée un peu spéciale. Les deux enfants changent d’école : N°1 passe en 6ème, N°2 passe en CP. Autour de moi, j’ai des parents qui sont passé par là : “ça va te faire drôle !”, “c’est un cap ! “, tout plein de phrases pseudo bienveillantes pour te mettre une pression là où il n’y en a pas.

Avant tout, pour moi, cette rentrée c’est GENIAL ! plus besoin de se garer pour emmener N°2 en clase et lire le panneau sur la porte qui dit si aujourd’hui on met des chaussons ou pas. Pour N°1, les maîtresses ont déjà préparé la transition en mutualisant les classes et se répartissant des matières plus spécifiques aux unes et aux autres.

Cette fin d’année scolaire est aussi une vraie pause, avec les activités extra-scolaires terminées depuis une quinzaine de jours, les devoirs finis…

Mais, en dehors de cela, l’année scolaire est à  peine achevée que tout nous rappelle qu’une nouvelle année va commencer : les listes de fournitures que ramènent les enfants, les rayons des hyper-marchés, la boîte aux lettres avec ses prospectus…

Alors voici une petite liste pour organiser une rentrée sereine et plaisante.

 

Fournitures scolaires

Synonymes de plaisir de dépenses et incontournable de l’été, cette corvée commence… le dernier jour d’école !

1- Commande d’étiquettes :

Ça a l’air bête mais pour des raisons de temps, je les commande en juin, histoire de les avoir dès que je complète ma liste des fournitures. Il y a plein de sites, perso j’ai utilisé Ludilabel. Il y a des modèles particulièrement adaptés aux maternelles (les petits pieds pour les chaussures par exemple). En plus le système de “ludistick” permet de coller les étiquettes vêtements comme des autocollants, véritable gain de temps pour moi !

Cette année, je teste Stickets. La principale vertu de ce site est un coût moins élevé des étiquettes. Mes enfants entrent dans un âge plus rationnel, et du coup, les prix de ce site me conviennent mieux. Je viens de faire le plein pour plusieurs années.

2-Inventaire du cartable :

Avec mon fils, je regarde l’intégralité du cartable, récupère les lutins récupérables, archive les vieux cahiers qui peuvent servir et teste la vétusté des feutres et autres crayons de couleurs. Cette année, il l’a fait tout seul, en me réclamant une boîte à archive. Je pense que c’était un bilan de ses années de primaires qu’il voulait faire tranquillement.

3-Évaluation du sac :

Pourra-t-il tenir une année de plus ? Perso, c’est le plaisir de l’enfant, il choisit. J’ai des enfants aux goûts simples, du coup, cette année cela s’est fait sur le net, toujours à prix malins.

4-Inventaire de la réserve “Super promo de l’année” :

Dans une boîte je garde la réserve des fournitures achetées au fil des promo (souvent en janvier, il y a une vague de promo incontournables genre colle etc..) Et je complète le cartable en fonction de la liste.

Ensuite avec les enfants, nous dressons la liste des achats à réaliser. Nous ferons les achats au fil des promos qui vont se présenter.

5-Courses

Une fois que les enfants ont choisi le sac, pour le reste, je fais les courses SEULE ! ou sur Internet. Parce que trouver les 8 pochettes cartons de 8 couleurs différentes en présence des petits, c’est un défit inutile.

6-On étiquette et on remplit le sac ensemble !

Les enfants sont demandeurs d’être actifs pour quelque chose qui les concernent au premier plan.

Rendez-vous médicaux

Prévoir les incontournables rdv pour les licences sportives, du plus petit au plus grand, c’est aussi l’occasion de vérifier la croissance et que le développement des enfants se passe bien.

Au besoin prendre rdv chez l’ophtalmo, attention, selon les zones, en juillet, vous visez un rdv pour mars de l’année suivante.

Enfin ne pas oublier le dentiste ! MT Dents vous donne pleins de conseils. Mais il y a aussi le pédodontiste, c’est comme un pédiatre, mais pour les dents.

Administratif

Dès juillet, je me charge de remplir le dossier de réinscription et je prévois les sacro-saintes photos d’identité.

J’ai noté dans l’agenda le forum des associations de ma ville pour la rentrée.

Côté numérique, je fais le tri de ce qui n’est plus utile, histoire de désencombrer les disques durs.

Désencombrement

C’est aussi la bonne période pour faire le tri dans les armoires. Je fais participer les enfants dans le tri des jouets qu’ils n’utilisent plus, pour certains, au point de ne plus savoir à qui il appartient.

Nous préparons ensuite les objets pour le prochain vide grenier. Nous en profitons aussi pour mettre un coup de frais à la déco. Cette année particulièrement, avec le grand, nous allons aménager un véritable espace de travail. Au collège, on ne rigole pas !

Organisation

Qui dit rentrée, dit revue de l’organisation et des routines, histoire de vérifier si tout est toujours d’actualité.

Une semaine avant le retour à l’école, je recadre progressivement les heures de sommeil, de façon à ce que les enfants reprennent le rythme gentiment

Enfin, une dernière sortie familiale est notre rituel pour finir les grandes vacances.

J’essaie de me prévoir un demi RTT pour le jour J.

 

Et toi lecteur, comment cela se passe, pour toi, l’organisation de la rentrée ?

Partage tes trucs et astuces en laissant un commentaire, et fais tourner !

3 grandes astuces pour se motiver au travail après un week end de pont

Le mois de mai est un mois très spécial : les ponts sont à la fois l’occasion de faire des pauses bien méritées. Mais c’est aussi synonyme de surcroît de charge de travail. En effet, toute la semaine dernière, j’ai entendu “c’est pour dans 15 jours.” OK, mais c’est vous employeur, qui m’imposez 2 ponts dans la même semaine ! donc les 15 jours de délais, cela représente 1 jour de travail ! Donc une fois les ponts passés, comment se motiver pour reprendre le travail sereinement et avec entrain ?

Voici mes astuces :

Profitez du temps…

… pour faire ce que vous aimez

Vous avez un hobby qui vous tient à cœur ? Faire le pont est l’occasion de dédier du temps à ce que vous aimez faire : jardinage, sport, bricolage… de façon à faire une pause intellectuelle et faire vraiment quelque chose qui vous plaît.

En faisant cela, vous allez sentir votre fatigue diminuer, et la motivation à reprendre durablement un loisir va revenir. C’est l’occasion de reprendre un projet qui sera votre fil bleu de la motivation quand vous reprendrez le travail après un long week end.

… pour être avec ceux que vous aimez

A force de courir toute la semaine, on manque souvent de temps à consacrer à nos proches. L’enjeu de ces jours de repos supplémentaires est de voir nos proches, mais surtout de prendre le temps de profiter.

C’est aussi l’occasion de se réunir entre amis, avec la famille et de faire un peu la fiesta !

Personnellement, c’est l’occasion de regarder les autres autrement, de savourer les progrès des enfants, de découvrir les gens autrement, de prendre le temps de les regarder et d’en profiter.

S’organiser…

… en réalisant mon bullet journal

Ma semaine de travail est prête dès la veille de mon départ en week end. Je n’ai pas à stresser car je sais qu’une pochette avec les évènements et les tâches à réaliser est prête sur mon bureau, histoire de me remettre de mon amnésie du week end.

Parce qu’un week end, surtout prolongé est l’occasion de faire un break, un vrai, et de mettre de côté les ennuis du boulot ! Pour en savoir plus à ce sujet, je vous propose de visiter comment préparer son retour au travail et sur 5 choses à faire le vendredi.

Par contre, je prends quelques minutes pour écrire dans mon journal, les kiffs, les bons moments dans le texte, de mon week end, et de survoler les évènements perso de la semaine à venir : rdv médicaux, loisirs des enfants etc…

… en préparant les affaires pour le lendemain

La seule anticipation que je fais, c’est de préparer mon sac pour le lendemain, et de faire préparer les habits à mettre par les enfants, pour le lendemain, histoire de ne pas partir à l’arrache dès le lundi matin.

Idéalement, je regarde la météo, histoire de savoir comment nous habiller, mais j’avoue encore avoir des marges de progrès de ce côté là !

 

Se détendre…

… le dimanche soir

La veille de la reprise, peut être douloureuse pour certains. Cela est dû au fait que notre cerveau anticipe les éventuels problèmes à venir du lendemain. Mais pourquoi anticiper et s’en rendre malade, quand, de toute façon, s’il doit y avoir des problèmes, il sera grand temps de les traiter au moment voulu ?

Profitez du moment présent en vous chouchoutant : devant un bon film, un bon livre, en prenant un bain, en faisant un peu de méditation (pour rester dans l’instant présent, rien de tel).

Prendre du temps pour soi

… et planifier quelque chose de sympa à faire dans la semaine qui va commencer

Une fois par semaine minimum, je vais avoir un moment sympa parce que je l’ai planifié : un déjeuner, une réunion de travail sur un sujet qui m’intéresse vraiment, une vidéo intéressante à regarder…

Le fait de savoir que j’ai ce moment sympa dans la semaine me permet d’être plus sereine car je sais que même si c’est la fin du week end, la semaine ne sera pas mauvaise. C’est rassurant, et encourageant.

A vous de jouer !

7 routines pour réussir un bon départ au travail et à l’école

Je suis fan de Florence FORESTI. Nous sommes de la même génération ou presque, et ses sketchs sont le reflet de mes événements de vie, comme si elle m’observait de loin et s’inspirait de mes mini-bugs pour écrire.

 

De fait, je me suis déjà levée pour rien un samedi. Je mes suis déjà fièrement présentée à l’école pour récupérer les petits un mercredi après-midi (fière aussi d’avoir trouvé si facilement une place pour me garer).

Alors, pour en finir avec les départs à l’école façon FORESTI, voici la routine du matin que j’ai développée. Au début il est difficile de mettre en application tous les points, mais petit à petit on réussit !

Se lever tôt !

Je consacre 30 mn à moi, sans personne autour : méditation, mes mails, petit tour de BUJO (article à venir). Dans mon expérience du miracle morning, je décris en détail comment mettre à profit ce temps précieux, ce temps pour soi. Cela peut se résumer ainsi :

 

Prendre un bon petit déjeuner

Un petit déjeuner complet permet de tenir jusqu’au déjeuner. Du fait de ma gourmandise, savoir que je peux me permettre de manger à peu prêt tout le matin me met dans une évidente bonne humeur.

Pour ma part, depuis que j’ai testé la méthode de la chronodiététique, c’est souvent du fromage, mon café et ma tartine me permet de ne pas avoir faim. Sans cela, je peux commencer à penser à manger dès 9 h, c’est plutôt moyen pour se concentrer au bureau !

Lire une pensée ou une citation positive par jour

Rien de tel que l’auto-motivation ! Personnellement, j’en lis mini une par jour, et j’en choisis une que je prends le temps d’écrire dans mon bullet journal.

Petit truc : pour les jours particulièrement tendus au bureau, je l’écris sur un post-it et la colle sur le bord de l’écran, cela me permet de la relire plusieurs fois dans la journée.

Utiliser un calendrier familial

Papier ou électronique, il permet de communiquer les grands événements de chacun et de rien oublier d’important.

En voici quelques exemples :

L’avantage de ces plannings qui peuvent se glisser dans un coin de la cuisine est qu’ils soient visibles de tous, petits et grands.

Par contre pour le glisser dans votre sac, c’est râpé !

 

            

Beaucoup préconiseront un seul agenda. Personnellement, je préfère en avoir deux : un électronique, que je partage avec mon amoureux et mes collègues et le bon vieux cahier “Bullet journal”, BUJO pour les intimes.

J’ai testé tous les formats d’agenda du commerce, rien ne me convenait. Le BUJO est personnel, voire intime. Je l’ouvre minimum deux fois par jour, et au bureau, il est ouvert, sur un coin du bureau.

L’agenda électronique est pratique pour combiner plusieurs agendas, et ne pas se mélanger les pinceaux. Combien de fois par le passé j’ai cru que je pouvais être à deux endroits différents au même moment ! En plus il me sert de montre et d’assistant grâce à ses rappels automatiques.

Grâce au téléphone portable, je peux choisir d’afficher en superposition mon calendrier personnel, mon calendrier professionnel et mon calendrier ZEn Pro Perso.

Très récemment, j’ai fait l’acquisition d’une tablette-ordinateur :

J’ai choisi la marque SAMSUNG (à noter que je ne reçois aucun royalties), pour son rapport qualité-prix.

Depuis, elle ne me quitte plus et me sert de BUJO, d’agenda, de to do list…

Mais vous avez aussi le choix avec la SURFACE
que j’utilise au travail. Autant sur la mobilité que pour sa praticité, c’est le top.

Il y a enfin pour les fans de pomme :
l’ipad pro, avec son stylet graphique

Ecrire sa todo liste du jour

Personnellement, cette liste figure dans mon BUJO.

Je complète la liste dès qu’une idée me passe par la tête, je les vérifie en début et en fin de journée, au moment du bilan.

Côté taf, j’en tiens une seconde. Vous l’aurez compris, ce n’est plus dans un cahier, mais dans la surface. Je combine l’utilisation des tâches d’OUTLOOK et ONE NOTE de la suite OFFICE pour organiser ma journée.

J’en fait le bilan en fin de journée, source d’évaluation de mon efficacité de la journée.

Un départ réussi se prépare… la veille !

Avez-vous noté que ce qui fait louper un départ le matin, ce sont tous les petits imprévus ?  La petite qui ne sait pas quoi mettre, le grand qui n’a pas préparé son goûter… et pour ma part, mon côté bordélique qui fait que je ne sais pas où j’ai laissé mes clés.

Pour cela, il est nécessaire de préparer tout le nécessaire la veille : vérifier la météo à venir et sortir les tenues des loupiots et la mienne, checker sacs et cartables, préparer son bento sont autant d’atouts pour éviter un départ façon Madame FORESTI.

Avoir un timing réaliste

Enfin, il est important d’être bienveillant envers soi. En prévoyant un temps raisonnable pour faire tout cela, en prenant en compte le rythme de chacun dans la tribu, j’évite de me mettre la pression dès le matin. Il y en aura bien assez dans la journée.

Alors, n’hésitez pas à tenter l’aventure, la sérénité est au bout de ce chemin, du moins avant le début de la journée de travail !

 

5 clés pour suivre un mooc avec succès

1° Qu’est-ce qu’un mooc ?

Il s’agit de de cours en ligne, la plupart du temps gratuits et ouverts au plus grand nombre. Ils sont accessibles quand on veut. Ils sont donc un formidable outil pour apprendre tout au long de la vie, même en conciliant vie professionnelle et apprentissage.

2° Quels avantages ?

Les MOOCs sont la plupart gratuits. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Ils sont très souvent dynamiques et participatifs, c’est à dire que le travail peut être collaboratif.

L’avantage premier est que vous seul décidez des formations que vous souhaitez suivre, loin des plans de formation obligatoires. C’est une opportunité formidable d’être seul responsable de ce qu’on apprend.

Par contre, les statistiques des MOOC démontrent que un grand nombre d’inscrits ne terminent pas le MOOC qu’ils ont entrepris. Il est donc primordial de se donner les conditions de réussite.

3° Choisir sa formation

Le catalogue de formation disponible est très large. De la culture générale à la formation diplômante, du domaine du vin à la programmation informatique, il y en a pour tous les goûts. A vous d’explorer les domaines qui vous intéressent et les compétences souhaitées.

Pour cela, chaque formation est présentée avec détail : le contenu, le temps estimé qu’il faudra consacrer, le matériel nécessaire… L’erreur à ne pas commettre est de s’emballer sur plusieurs projets en même temps, surtout quand vous travaillez en même temps.

4° Quelle plateforme ?

Plusieurs plateformes sont disponibles et ont leurs particularités. Cliquez sur les titres pour accéder directement des plateformes :

Funmooc

C’est la plateforme des universités françaises et du CNFPT. Il y a du choix et pour tous les goûts. C’est par cette plateforme que j’ai suivi un mooc pour la première fois.

EDX

C’est l’équivalent de Funmooc mais pour les universités américaines et canadiennes. Du coup, la majorité des cours sont en anglais, mais peuvent être déclinés en français ou en espagnol. Les cours sont gratuits mais il faudra une participation financière si on souhaite passer une certification.

Coursera

Cette plateforme est un mix des deux premières plateformes. Des universités mais aussi de grandes écoles publient sur cette plateforme.

Udemy

Cette plateforme compile des cours de tout bord. Ce sont des cours payants, réalisés par des formateurs sur des sujets plus pointus. Faites votre marché, mais cela peut être très intéressant.

Khan Academy

Un excellent site totalement gratuit pour grands et petits, pour les mathématiques, les sciences et l’informatque. Les cours et les évaluations sont totalement gratuits.

 

La Khan Academy est une association à but non lucratif fondée en 2006 par Salman Khan. Sur le principe de « fournir un enseignement de grande qualité à tous, partout », le site web publie en ligne un ensemble gratuit de plus de 2 200 mini-leçons, via des tutoriels vidéo stockés sur YouTube, abordant les mathématiques, l’informatique, l’histoire, la finance, la physique, la chimie, la biologie, l’astronomie, la musique, l’art pictural et l’économie.

Source : Wikipédia

 

M. Khan, diplomé du MIT, a commencé à partager son savoir pour sa famille et ses amis, par le biais de vidéos pédagogiques. Son succès sur YouTube a été repéré par Bill Gates, qu’il l’a aidé pour fonder l’association.

 

 

A vous de faire votre choix, en fonction de vos besoins.

5° Choisir quand se former

Une des principale clés du succès, au delà de la motivation, est la planification des plages de formation. Ce ‘est pas parce que les MOOCs sont dispo 24h sur 24h qu’il ne faut pas se ménager du temps. Si vous ne le faites pas, vous risquez d’oublier au bout de 2 semaines que vous vous êtes inscrit à un MOOC.

Donc le plus simple, c’est de planifier des plages de travail régulières, à des moments où vous avez réellement du temps.

Personnellement, les plages figurent à l’agenda, et je fais le max pour m’y tenir. Si une session doit être annulée, je reporte la plage à un autre moment de la semaine.

 

La parole est à vous : quelle est votre expérience du MOOC ? Quels sont vos trucs pour les suivre jusqu’au bout ?

Merci d’avance de vos contributions en laissant un commentaire.

Se libérer de la charge mentale

La charge mentale, qu’est-ce que c’est ?

Quand j’étais petite, j’avais Mémé comme conseil, femme qui a vécu centenaire. Devant le changement de société, elle disait qu’avant la guerre (hé oui, elle a vécu 102 ans), c’était plus simple car les rôles de chacun étaient bien définis. Les hommes travaillaient et leur salaire faisait vivre une famille. Les femmes s’occupaient des marmots et de la gestion de la cabane.

Quand j’étais petite, j’avais Maman, ma mère dans le texte. Très petite, j’ai su qu’elle était autodidacte, cadre, qu’elle gérait les marmots, la cabane, et les bêtises de Papa, mon géniteur dans le texte. Elle s’appuyait sur l’aide d’autres femmes, comme ma Tata, ma nounou dans le texte, sa sœur, ou encore des amies de passage, des copines mamans d’école dans le texte. Elle recevait la critique d’autres femmes, sa mère notamment, et l’indifférence d’hommes qu’elle aimait, son mari ou encore son père. Elle se soignait une image de Working Girl, comme Mélanie Griffith dans le film.
A  la maison, elle faisait presque tout : le ménage, le linge, les vaccins pour nous, organiser nos vacances, l’école…. Papa faisait les courses. Mais surtout, elle s’inquiétait de tout sur tout. C’est ça la charge mentale.

 

Pourquoi avons-nous cette tendance ?

Après avoir eu ces modèles, j’ai toujours pensé que j’arriverai à tout gérer. J’ai même fait un burn out avant d’avoir des enfants ! Je suis pour partie autodidacte, j’ai eu ma revanche sur des études supérieures que je n’ai pas pu me payer. Je suis d’un naturel constamment insatisfait, donc j’en veux toujours plus, dans de meilleures conditions.

Je pense que les films des années 80 & 90 qui nous ont bercées ont influencé notre vision de la femme : elle doit être mieux qu’un homme, combative pour réussir au niveau pro, séductrice, et maman.

Quand j’ai grandi, et fondé une famille, je suis tombée dans ce piège. Au début, dites-moi si je me trompe, on est deux. On a du temps, des loisirs, et plier son linge n’est pas dérangeant en soi. Puis on est 3. Je n’arrive pas à gérer, on me dit que c’est normal, que c’est le baby blues. Il me dit qu’il pourra s’en occuper plus quand BB sera grand etc… Puis on est 4, e j’ai un boulot, un taf. Je n’ai plus de loisirs. Je ne fais que courir après le temps, à mentalement tout planifier, jusqu’à l’épuisement. C’est lourd. Et IL me dit que c’est parce que je ne parle pas, que je ne parle pas, que mon organisation est quasi militaire, qu’IL se sent enfermé.

Mais moi non bien sûr ! donc deux solutions :

1° Casser son couple, ce qui, au vu des statistiques, est une vraie tendance de fond,

2° S’y mettre pour résoudre ce problème de taille.

 

Comment cela se manifeste ?

Je pense que lorsque la charge mentale est trop lourde, la peur est l’émotion qui s’invite. Pour en savoir plus sur les émotions, je vous invite .

De fait, deux réactions s’imposent en fonction de chacun. La stupeur, on se fige, et on n’est plus capable de rien. Ou pour moi, la réaction, à savoir, colère, énervement, cris etc… mais ça bien sûr, c’était avant :

Résultat : la charge reste la même, avec la fatigue de la colère en plus, l’effarement de son entourage et un “Je ne peux pas deviner si tu ne le dis pas” de MOSSIEUR !

Comment s’en sortir ?

Sur le net, et dans les librairies, il y a un tas de recettes. Du bouton STOP j’arrête, et j’attends que cela se passe en méditant un peu aux réunions avec ordre de jour avec son compagnon, il y a de tout.

J’ai appris en premier d’arrêter de culpabiliser de mes coups de sang. Ce n’est pas en me faisant des reproches que j’agis sur les déclencheurs de crises et que je passer réellement à l’action.

Pour ma part, c’est une attitude que nous avons mis en place avec MOSSIEUR et que nous cultivons au quotidien, avec une vigilence réciproque.

1° FAIRE LE POINT

Après un énième pétage de plomb, et un “jenepeuxpasdeviner” et “tum’enfermesdanstonorganisation”, nous avons fait le point. C’est vrai que se défouler entre copines permet d’évacuer le surplus de charge, mais ne permet pas qu’IL soit au courant de notre souffrance. De même, avec cet échange, je me suis aperçue qu’IL se mettait de la charge, sur des choses qui me semblaient totalement dérisoires. En effet, une haie de tuyas droite vs les devoirs de classe de Junior ? hein, comment on priorise là ?

Et bien, selon MOSSIEUR, comme je m’occupe des devoirs, sans rien dire, il peut se préoccuper des haies. Pourquoi pas.

Du coup, nous avons discuté, et nous discutons régulièrement pour ajuster nos points de vue.

2° PRENDRE DU RECUL

Je pratique la méditation depuis 2 ans. Cela permet de souffler, d’appuyer sur le bouton “off” et de prendre du recul. Grâce à cela j’ai pu mettre des petits jeux en place du genre : si je ne lave pas les WC pendant une semaine, est-ce quelqu’un va s’en préoccuper ? est-ce que ce sera pris en charge ? avec option reproche ? dans l’affirmative à toutes ces questions, le dégainage verbal défensif est déjà prêt dans ma tête.

Sinon, on ajuste.

La méditation de pleine conscience a surtout la vertu de se concentrer sur la chose présente, celle qu’on est en train de réaliser. De fait, avec de l’entraînement, le cerveau ne part dans tous les sens que si on le laisse faire.

3° PLANIFIER MALINS

Quand mon cerveau a besoin d’exprimer plusieurs choses à la fois, je prends le temps de prendre des notes. Perso, je me suis mise aux journaling numérique. Et je priorise, ordonne, délègue et élimine ce qui n’est pas indispensable.

J’ai parlé des objectifs MALINS ici. Cela peut s’appliquer dans l’organisation personnelle. Cela permet de se fixer des objectifs réalistes, et réalisables dans le temps. Et surtout, j’y mets du fun pour que mon cerveau y trouve un intérêt à réaliser l’objectif visé.

Selon l’âge de la descendance, dans le texte les enfants, elle peut prendre en charge certaines tâches ménagères. Tout est question de présentation. Chez nous, le partage est pour tout, les plaisirs ou les corvées. Je m’aperçois que nos restes de cours sur l’esclavagisme, Les misérables ou Oliver Twist nous poussent à limiter cela. Mais sans en faire des esclaves, ni des enfants roi, partager les tâches ménagères permet de se dégager du temps pour le passer en semble. Et ça, dès 4-5 ans, ils peuvent le comprendre.

Par ailleurs, j’ai investi dans de l’électro-ménager ludique, comme un aspirateur sur batterie. Du coup, tout le monde s’en sert. Je mets à disposition les lingettes WC juste à côté de la chasse d’eau, bien en vue. Enfin, il y a une raclette dans la douche. Les enfants jouent le jeu. MOSSIEUR a acquis de mauvaises habitudes, mais bon, nous avançons 😉

4° DELEGUER A MOSSIEUR

Déléguer, c’est renoncer. Renoncer à ce qui pourrait être parfait, et rapide. C’est aussi permettre à MOSSIEUR de prendre en charge les choses. Exemple hier : liste de deux objets pour les courses = 3 appels. BEN OUI ! IL avait vu aussi une promo sur une table de jardin ! Sauf que pendant ce temps, à la maison, je mangeais avec les enfants, avec le débat sur la nécessité de prendre une douche après une journée de sport, de ne pas inonder son bureau quand on fait des QIXELS !

Bel exemple de potentielle crise, pas du tout vécue de la même façon par MOSSIEUR, qui a dû trouver que j’étais sèche au téléphone, surtout pour le dernier appel où au final, je vais devoir aller acheter la super promo, parce qu’il l’a vue, et qu’il pouvait pas la prendre comme IL était devant. PAS GRAVE ! Si je lui avais demandé, il m’aurait sûrement dit qu’il n’avait pas pris de chariot… Nous avons encore des marges de progrès  😉

5°DIALOGUER et COMMUNIQUER MALIN

Cela fait partie de la vie de couple de partager. Pour cela il faut dialoguer. Tout le temps. Bizarrement, c’est moins fatiguant que de se mettre en colère ou de faire tout toute seule.

Et puis aujourd’hui, il y a des outils numériques qui peuvent aider :

  • calendrier en commun
  • liste de courses partagée

Et surtout se rattacher à l’essentiel, et prendre les choses ridicules à faire, comme la super promo de table, avec humour et dérision. Du coup, cela devient du plaisir !

 

 

Et vous, connaissez-vous une charge mentale trop lourde ? Comment faites-vous face ? Merci de vos partages en laissant un commentaire

Comment gérer ses émotions et son stress ?

Très longtemps, j’ai entendu l’expression “comment gérer son stress ?”

Avec 2 burn outs, vous imaginez bien que j’ai essayé de m’y mettre. Mais le stress ne se gère pas, il n’y a pas de tableau de bord de son stress, avec des objectifs (enfin, si vous appliquez ce type de méthode, et que ça marche pour vous, faites-le moi savoir en commentaire, ça m’intéresse).

De même, nous avons des émotions. J’ai été élevée par quelqu’un qui m’a enseigné comment les nier. GRAVE ERREUR ! On ne gère pas les émotions, on doit les vivre, avant que notre corps nous le rappelle par des migraines, un ulcère, un cancer ou une crise cardiaque, à vous de voir.

Donc pour appréhender son stress et mieux le vivre, il faut comprendre le fonctionnement des émotions sur notre corps et notre esprit, puis celui du stress.

Qu’est-ce que les émotions ?

Définition

L’émotion (de l’ancien français, au 13e siècle “motion”, de la racine latine emovere « mettre en mouvement ») est une expérience psychophysiologique complexe et intense (avec un début brutal et une durée relativement brève) de l’état d’esprit d’un individu liée à un objet repérable lorsqu’il réagit aux influences biochimiques (interne) et environnementales (externe). Chez les humains, l’émotion inclut fondamentalement « un comportement physiologique, des comportements expressifs et une conscience »1. L’émotion est associée à l’humeur, au tempérament, à la personnalité et à la disposition et à la motivation. Le mot « émotion » provient du mot français « émouvoir ». Il est basé sur le latin emovere, dont e- (variante de ex-) signifie « hors de » et movere signifie « mouvement »2. Le terme lié « motivation » est également dérivé du mot movere.

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Émotion

 

L’émotion est une réaction psychologique et physique à un évènement. Avec l’étymologie du mot, la notion de mouvement est bien là ! Le corps réagit de façon rapide à un stimuli interne et/ou externe. C’est d’ailleurs souvent un mix des deux. En fonction de nos valeurs (interne), nous réagissons  un évènement (externe).

Schéma des émotions

Il y a 4 émotions de base. Je vous invite à regarder le film vice versa :
mais aussi et surtout :

Ces quatre émotions de base se déclinent et se mixent. Le stress est par exemple une déclinaison de la peur. L’émotion de base est la joie. C’est celle qui nous rassure et qu’on recherche naturellement. Plus cette émotion dure, plus on a le sentiment de bonheur. Les autres émotions sont la colère, la tristesse et la peur.

Les émotions poussent à l’action. La peur permet de réagir à un évènement, ou de le fuir. Autre exemple, la tristesse permet de faire le bilan et de tourner la page, de façon à passer à l’action.

Qu’est-ce que le stress ?

Le stress est une déclinaison de la peur. La société nous apprend qu’il est de bon ton de ne pas montrer ses émotions. Personne ne part en courant quand son patron arrive avec un dossier ! Par contre, on sent intérieurement le stress monter. En effet, si on prend l’évènement qui va arriver en référence avec un autre évènement qui s’est déjà passé, on anticipe et on stresse.

Et là, c’est à ce moment que nos émotions peuvent nous jouer des tours. En effet, en anticipant, on pose un filtre entre ce qui se passe réellement et nous. Parce qu’un évènement, même semblable à une autre qui s’est mal passé, ne doit pas forcément avoir la même issue.

De fait, écouter nos émotions nous permet de passer à l’action.

Comment passer à l’action ?

Pour ma part la pleine conscience me permet de ralentir, pour regarder et rendre de la hauteur face à un évènement. Plus je médite, plus je suis à même de relativiser face aux évènements que je croise. Cela peut être un évènement, une parole d’un proche, une consigne au travail, une forte douleur.

Méditer me permet de ne plus paniquer, et de maîtriser l’action que je souhaite mener. Quelque part, en méditant, je joue avec mes émotions, en ne réagissant pas mais en analysant ce que ces émotions veulent me dire. Je me répète intérieurement les buts que je me suis fixés.

Je m’aperçois avec le temps, qu’en cédant moins à mes peurs, ma colère ou ma tristesse, sans pour autant les ignorer, mais en les acceptant et les observant, je réagis moins à chaud, et je stresse moins mon entourage. Et le plus important, c’est que cela me donne une certaine satisfaction car je suis honnête avec moi-même, je suis de plus en plus authentique.

Cela reste un chemin de vie, une vigilance de tous les instants.